PRÉFACE DE L’AUTEUR

Pour ceux qui n’auraient pas eu l’immense honneur de lire la préface de mon premier livre, je vais la résumer ici. J’ai passé la plus grande partie de ma vie sur les routes et malgré les périls que j’ai dû affronter, les souffrances que j’ai dû endurer et la perte de tous les orteils de mon pied gauche, je ne regrette rien. J’ai traversé les steppes au côté des guerriers aldsan, j’ai festoyé dans la fameuse Tour Australe du Pentehark, j’ai eu l’honneur de porter l’une des grandes bannières bénites du Midland sur le champ de bataille, j’ai vu un sorcier des Ténèbres cahokien tuer des enfants par milliers et j’ai passé 3 jours ligoté à la proue d’un navire nordun. Bref, de bien belles années que je m’apprête à compiler ici.

Sir George « George le Voyageur » Crispin Jr.
Capitaine d’Honneur des Armées du Midland.
Prince consort de l’Empire d’Aldsan.
112ème vainqueur du grand jeu du bouclier de Nordunfëlt.

LE MONDE D’ASSIA

Ce que nous appelons par chez nous Assia, n’est que la partie Nord d’un plus grand continent. Bien que j’ai pu voyager dans le Sud du continent, je ne suis jamais allé très loin. Les sombres forêts Ilfiriennes, le Désert des Roches de Sang, ou encore la guerre meurtrière entre le Saint-Paladinat de Phallaris et de sombres créatures, ne m’ont jamais permis de descendre plus au Sud.

Et par la mer me direz-vous ? La tâche n’est guère plus aisée. Que cela soit à l’Est ou à l’Ouest, hormis ceux des Norduns, aucun navire n’est jamais revenu. Et embarquer sur un navire Nordun pour la Grande Traversée est chose impossible. Quant à la descente dans le Sud, j’ai pu voir les Franches-Isles. Mais au-delà, la mer est tellement chaotique et meurtrière, qu’aucun navire n’a pu trouver de passage.

Ceci étant dit, j’ai parcouru le Nord du continent en long et en large. J’ai voyagé vers le Grand Nord, partagé des banquets avec les fiers marchands et mercenaires que sont les Norduns. J’ai même eu le privilège d’apercevoir la Reine de Nordunfëlt. Seule nation, à ma connaissance, dirigée par une lignée de Reines. Au Sud de Nordunfëlt, j’ai traversé les steppes Adlsanites, vu de mes yeux cette immense armée sanguinaire, ces femmes parées d’or et de jade, et les seigneurs de guerres Aldanites, empalés devant la Cité Impériale pour avoir déçu leur Empereur.

J’ai aussi passé de longs mois dans le royaume souterrain des Dwergs de Duerom, écoutant les histoires de leur passé perdu, de ce savoir disparu et de cette nation meurtrie par l’absence de leur Histoire passée. Bien entendu, j’ai aussi traversé en long et en large, la zone neutre du Guet, où toutes les nations d’Assia siègent, certaines par crainte de la réalisation d’une prophétie de fin du monde, d’autres pour le prestige, car les décisions du Guet peuvent faire plier une nation.

Et ma chère Fédération natale, bijou de la civilisation humaine, ultime rempart contre la sorcellerie qui détruit chaque jour un peu plus le monde, provoquant mort et famine, maladie et malheur. Que dire de la Nouvelle Knêdée ? Une nation jeune, de vaillants guerriers et des philosophes pouvant rivaliser avec ceux du Midland. Certainement, le deuxième joyau d’Assia, après ma nation de naissance bien entendu. Ah ! J’allais oublier la petite nation Nuerin. Protégée par ces sentinelles de pierres titanesques, nation où se côtoient Dwergs et Humains, au cœur d’un oasis le long du Yil. Des architectes hors du communs, construisant des tombeaux gigantesques, chatouillant le ciel, à la gloire de leur dirigeant. Une nation obsédée par l’histoire et la valeur des objets, une nation rusée et intelligente.

Bien que cela ne m’enchante guère de vous en parlez, bien que ma main tremble, et que les larmes me montent aux yeux, je me dois de vous prévenir de la sombre nation des Sorciers. A l’Ouest du Midland, dans un désert de roche et de sang, d’innombrables tribus, où les sorciers exercent librement. Meurtres de masses, viols et sacrifices humains sont courants. Les hordes de sorciers passent régulièrement les frontières du Midland et de Duerom pour s’emparer de pauvres innocents. Tout cela, je ne le sais que trop bien, ayant servi dans les Brigades, j’ai longtemps protégé la Fédération et Assia, j’y ai laissé mon cœur et une partie de mon être, j’y ai laissé de valeureux camarades…

LES DWERGS

Au côté des Humains vivent les Dwergs. Bien que de petite taille, ils n’en sont pas moins braves et intrépides, intelligents et rusés. Nombre de grands penseurs Humains et Dwergs s’accordent à dire que les deux races sont des cousines très éloignées.

A l’image des Hommes, les Dwergs possèdent de nombreux royaumes, tous différents les uns des autres. Parmi eux, nous pouvons citer les Dwergs de Nuerin, qui ont quittés les mondes souterrains pour le soleil de la surface, ou les Dwergs de Duerom, vivant sous les montagnes.

Leur petite taille et leur ossature massive permettent aux Dwergs d’être, en moyenne, plus solide qu’un Homme. Ils peuvent sans peine courir de longues distances en portant un lourd paquetage et font également d’excellents artisans.

Mais la plus grande différence avec les Humains est que les Dwergs ne peuvent pas manipuler la sorcellerie.